dimanche 1 janvier 2017

Concert 8 juillet 2017


Pas d'impro, on répète

En 2016, deux cents personnes nous ont fait l'amitié d'assister à ce 25ème concert.
Notre violoncelliste nous a entraînés dans l'imaginaire de l'auteur en passant de la mélancolie à un dénouement joyeux. Les solistes de ces concertos multiplièrent des échanges très enjoués  avec une formation de musiciens complices.
Cette soirée nous a délivré du temps présent pour un moment d'intense émotion  musicale.
Les membres de la Charliacoise vous remercient de l'attention que vous avez bien voulu apporter à cette manifestation culturelle qui favorise l'attractivité de notre territoire.

En 2017, pour notre 26ème concert Laurent Hacquard, nous a proposé l'idée originale  d'une concertation musicale entre un trio de bois et de cordes. La formation instrumentale évoluera en trios et quatuors et, au final, en un dialogue musical qui devrait satisfaire la curiosité de notre fidèle public.

Programme prévisionnel et surprises :
Nous choisirons parmi les oeuvres de : Mozart, Haydn, Schubert, Devienne surnommé le "Mozart français" et le cycle de l'année Beethoven.

Les membres de la Charliacoise vous remercient chaleureusement de votre fidélité, de vos encouragements, car le succès de cette soirée, c'est à vous que nous le devons.


 
Thierry Neuranter



















Laurent Hacquard
 
Patrick Chemla


 
Gilles Lefevre et ses amis
















Raymond Maillard













Amis mélomanes de tout âge, curieux de divertissements nous vous attendons le samedi 8 juillet vers 20h30 dans l'église de CHARLY (18350).



Prix des places :  sur réservation : 12 €
                          à l'entrée : 14 €
                          enfant : 5 €

Réservations au  02 48 74 71 60, jusqu'au mercredi 5 juillet 2017
               et  au  02 48 74 71 69, à partir du jeudi 6 juillet 2017


Comme tous les ans, depuis 26 ans, la convivialité est de mise avec le verre de l'amitié et des gâteaux "maison" offerts à l'entracte.




 

jeudi 26 mai 2011

De mémoire de cloche



Cloche N°1 de 1781, poids de 750Kg environ, portant les mentions :
PIERRE PERIOT CURE DE CHARLY PAREIN PIERRE CHENU SEIGNEUR EN PARTIE DE LA PAROISSE DE CHARLY
MAREINE MADAME MARIE DE GAY DE NOXON PRIEURE DE CARLY  LAN 1781 JACQUES MARTIN FONDEUR



De mémoire de cloche

Parfois, à Charly, par une nuit sans ombre et un vent sans nom, on conte à la veillée, la mésaventure du Commissaire de la République qui vînt au pays pour réquisitionner notre plus vieille cloche.

A l’époque de la Convention, elle fût déposée sur une charrette pour prendre la direction de la fonderie de Nevers.

Mais comme on dit, après l’effort, il faut se désaltérer. Les « petits canons » furent nombreux et offerts par la municipalité aux bons républicains de Nevers.
Tard dans la soirée, il fallut reprendre le chemin de Nevers. Mais point de cloche ! Tout le petit monde de Charly est sur son seuil  de porte. On s’observe du coin de l’œil, les sabots retentissent dans la grand’rue, on lève les bras au ciel ! La cloche s’est envolée.

Quelques années passèrent et la cloche reprit mystérieusement sa place dans le clocher. De nouveau, l’Angélus marqua le rythme du travail aux champs.

De mémoire d’anciens, il semble que ce soit avant Pâques de…….
Peut- être s’était-elle enfuie à Rome en attendant des jours meilleurs ?

mercredi 25 mai 2011

Carte de situation

De Bourges par D2076

Fresques



Abside

Pour visiter cette église, imaginons que nous sommes au 12ème siècle : il fait sombre, les ouvertures en plein cintre sont rares car elles affaiblissent la solidité de la construction. Les sanctuaires sont éclairés à la lumière vacillante des chandelles qui crée un univers mystérieux. Et vous découvrez, ce Christ en gloire qui symbolise un monde de justice et d’espoir, peint sur l’abside !!!

A ce propos, Georges Duby écrivait "La lumière admise avec mesure dans l’enclos de leur retraite devait rester telle que Dieu l’a fait, sans apprêt, sans atours, splendide en sa simple nudité."

Iconographie et courants artistiques.
  
Du premier coup d'œil, ceux qui ont visité la Cappadoce voient une influence byzantine très forte qui semble avoir guidé l'artiste ou l'atelier clunisien dans plus d'un choix : attitudes hiératiques, regard des personnages dont les visages nous font face. L'anatomiste voit aussi le cou allongé et les épaules tombantes, les mains très fines (caractères féminins), du Christ. Jésus aurait dû avoir des mains de charpentier ! Les canons byzantins de la beauté voulaient cette féminisation des personnages.

Les artistes voyageaient beaucoup, mais aussi les abbés de Cluny, et certainement pas seuls ; Hugues de Semur est allé au moins six fois à Rome et sans doute en d'autre haut lieux de l'Italie actuelle. Ravenne fut, durant un temps non négligeable, sous la domination byzantine.

L'Empire d'Orient a inspiré ou guidé bien des artistes de l'Occident.

Hugues de Semur rendait volontiers visite à son ami, l'abbé Didier, du Mont Cassin. Le chœur de ce monastère était enrichi de mosaïques et le porche de peintures murales. Mais l'art chrétien des premiers siècles n'était pas non plus oublié dans les traditions mises en œuvre par les artistes.

Par ailleurs, l'art ottonien, qui a succédé à l'art carolingien dans le Saint Empire Germanique, a hérité de Byzance mais en apportant des inventions, des idées nouvelles : les couronnes, les séries de pastilles blanches, la croix hampée, les "dés" ocre rouge à points blancs dans la décoration générale et même l'ornementation des vêtements.

Van Gogh écrira à Emile Bernard : "La figure du Christ a été peinte comme je la sens, par Delacroix et Rembrandt…et puis Millet a peint la doctrine du Christ".

Mandorle

Jean l'évangéliste


Tétramorphe.

Dans l'immense majorité des images de Christ en majesté, le Seigneur est entouré des quatre figures du "tétramorphe" qui a pour origine une vision de Jean inspirée du livre d’Ezéchiel. Les inscriptions confirment l’identification des personnages, c'est-à-dire les symboles des quatre évangélistes : l'homme pour Mathieu (l'incarnation, généalogie humaine du Christ), le taureau pour Luc (le sacrifice), le lion à la queue en panache (rappel des lions d’Asie) pour Marc (la résurrection) au nimbe gradué (théodolite) et l'aigle pour Jean (l'ascension). Chacun tient son évangile.

Chérubin

Vierge
Vierge et Saintes.

Voir la fresque peinte sur le cintre de la baie axiale : une vierge couronnée, rare dans l’iconographie byzantine, marque son Assomption. Elle est peinte sur le fond bleu nuit d’une mandorle. Le modelé de sa robe gris bleuté suggère une impression de transparence, un voile à l’orientale repose sur ses épaules, elle porte au cou un pendentif et tient un lys sans fleur. Une de ses mains est relevée en signe de prière, elle semble intervenir en faveur des pécheurs. Deux saintes portent la palme des martyrs. Celle de gauche a la main relevé en signe d’acceptation, de la paix de l’éternel. Celle de droite à la tête relevée vers la Vierge, les mains croisée sur la poitrine. L’artiste a adapté la morphologie du corps et le drapé des tissus aux contraintes architecturales.
Sainte

L'église romane

Historique de Charly.

L’origine vraisemblable de Charly se situe à l’époque gallo-romaine ou franque.
A noter que la carte du pays des Bituriges de l’époque romaine ne porte pas la mention de Charly. Par contre, le tracé visible d’un aqueduc romain part de la fontaine de Traslay, près de Nérondes et passe par Moulin-Porcher en direction de Bourges qu’il alimentait en eau.

La carte archéologique de la Gaule précise le tracé d’une voie romaine reliant Bourges (Avaricum) à Autun (Augustodunum). Elle passait en limite de  la commune actuelle, aux Chaussées. Une autre voie reliait Blet à Nevers  via  Charly.

La terminaison Y, (IGNY, AZY)  avait parfois pour origine, le nom du propriétaire romain ou gallo-romain.

Cependant, il semble que la racine des noms de guerriers Carolingiens Karl ou Charles soit d’origine franque.

Enfin peu de choses précises avant le XIIème siècle, à part l’existence d’une communauté de Bénédictins (ossements retrouvés pendant les réparations de 1855) qui ont construit une maison conventuelle et l’église de Charly.

En 1117, l’armée royale de Louis VI le Gros aurait emprunté ces voies pour aller combattre le seigneur de Bourbon, réfugié dans son château de Germigny.

En 1189, Richard Cœur-de-Lion occupa Blet où il signa un acte en faveur de l’abbaye de Fontmorigny.

Ce qui caractérise cette région est la lutte menée par les "rois de Bourges " (Charles V, VI, VII, Louis XI) contre les Anglais pour le titre de roi de France.

Historique de l’église.

Ces petites églises rurales, comme on en rencontre beaucoup en Berry, étaient le fait d’une main d’œuvre modeste locale et anonyme, aidée par les corvées de bénévoles de la paroisse. Henri Focillon les appelait "architecture de maçon" construction empirique, imaginée sur le tas par intuition et connaissance héréditaire, transmise de père en fils, de maître à ouvrier. Là, point de devis, ni de facture ; d’ailleurs l’argent est rare. Pour une modeste église de campagne, il faut quinze à 20 ans à deux ouvriers et sans nul, doute le village met la main à la pâte.


La question se pose : à quelle date cette église a-t-elle était construite ?

Nous n’avons aucun texte de référence. Par contre, selon une charte de 1127 concernant l’église de Chalivoy, il paraît logique - compte tenu de la datation des fresques en Berry - de situer cette construction entre 1150 et 1170.

La pierre de construction a été extraite des carrières de Charly.  Le fameux banc royal de ces carrières aurait été utilisé pour la construction et certaines sculptures de la cathédrale de Bourges.

Cette église à transept est construite sur le plan cruciforme dit des Bénédictins.
L’abside est du 12ème siècle. Le chœur a été remanié au moment de la construction des deux chapelles latérales, au XVème et XVI siècle.

Les traces de fresques, au-dessus de l’arc doubleau en anse de panier à la croisée du transept, sont d’origine.

La voûte en coupole qui couvre la croisée du transept, semble être du 11ème siècle. Pour passer du plan carré au plan circulaire, les constructeurs romans ont recours à  deux procédés : la trompe et le pendentif.
Ici nous pouvons voir de petites voûtes coniques en forme de coquilles  à chaque angle du carré, le transformant ainsi en octogone.
Le passage du carré, séjour de l’homme à la coupole, séjour de Dieu, devient le symbole de la transmigration de l’homme sur terre vers le ciel.

La nef à trois travées a été reconstruite de 1858 à 1860. La flèche conique de pierre en forme d’écailles de pin remontantes est du 12e siècle et remaniée au 19ème siècle. Elle coiffe la tour du clocher à deux étages. Les quatre lanterneaux d’angle symbolisent les quatre points cardinaux, les quatre évangélistes.